Morondava et l’allée des baobabs

Après notre expédition au Parc des Tsingy, nous voilà de retour à Morondava où nous passons quelques jours avant de retourner vers Tana, la capitale. Nous nous installons dans un petit bungalow très agréable en bord de plage. Les bungalows sont souvent les logements les moins chers sur la côte (entre 25000 et 40000 ariary la nuit, soit en moyenne 10€), ça tombe bien, nous trouvons que c’est bien plus sympa qu’une chambre d’hôtel !

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Et comme souvent dans les hôtels à Madagascar, notre gardienne la tortue veille sur nous.

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Avant de quitter l’ouest malgache, il nous reste un incontournable à voir : le coucher du soleil sur la célèbre allée des baobabs. Le site n’est qu’à 20 kilomètres de Morondava, nous louons donc une moto tout terrain pour l’après-midi et c’est parti !

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Nous ne sommes pas seuls sur la piste…

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Neuf espèces de baobabs sont recensées dans le monde et six d’entre-elles sont endémiques de Madagascar. Pour les malgaches les baobabs sont sacrés, ils les appellent reniala (reines de la forêt), c’est une des raisons qui aide à leur protection. Une autre raison est que le baobab n’est pas un arbre, il est constitué uniquement de fibres et donc entièrement vivant : cela le rend inexploitable pour les besoins humains. Enfin, le baobab est capable de résister au feu ce qui lui permet de survivre lorsque son habitat naturel, la forêt, a été détruit comme sur l’allée des baobabs.

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Privés de la forêt, leur écrin naturel, les baobabs de cette allée ne se renouvellent pas. Ce bel endroit est donc voué à disparaitre. Mais il reste un peu de temps pour venir l’admirer : les baobabs peuvent vivre mille ans et ceux de l’allée n’ont que 200 à 400 ans !

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Le baobab amoureux (un baobab qui s’est séparé en deux)

La déforestation avance énormément chaque année à Madagascar principalement à cause de la culture sur brûlis (qui consiste à brûler la forêt pour cultiver). C’est une triste réalité qu’il est difficile de freiner dans un pays où la population a pour priorité d’arriver à se nourrir chaque jour. Une des meilleures promotion pour la préservation des forêts malgaches, de leur faune et de leur flore endémiques est le tourisme. Le tourisme est une source de revenu encore faible pour le gouvernement et la population locale : plus il y aura de touristes, plus la forêt deviendra précieuse à leurs yeux. Alors n’hésitez pas à venir visiter ce magnifique pays qu’est Madagascar !

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5 réflexions sur “ Morondava et l’allée des baobabs ”

  1. C’est top, en plus on apprend plein de trucs…
    Raphaël aussi est devenu accro à tes post alors je lui lis tes aventures 🙂
    Gros bisous de nous 4

  2. J’aimerais bien y aller …puisqu’il faut développer le tourisme !
    si seulement mon patron m’accordait un congé sabbatique ! Hihihi ! Merci pour ces photos splendides.
    En dehors du continent africain il y a aussi beaucoup de baobabs à Mayotte, dans les Comores. Vous passerez au dessus en avion en regagnant l’Afrique du Sud. …Ne sautez pas ! dans 6 ans … vous repartirez ! Gros bisous. Isabelle

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