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Du Nicaragua au Salvador

Nous quittons Ometepe pour retourner au bord de l’océan Pacifique à playa Gigante où nous retrouvons Dan, notre ami suisse avec qui nous avions passé Noël. En arrivant sur place, nous partons à la recherche d’une chambre et des touristes nous indiquent un petit hospedaje (auberge) qui ne paye pas de mine mais qui se trouve au sommet d’un rocher surplombant la mer. En effet, en arrivant sur place, la vue est à couper le souffle. Certes il s’agit d’une cabane en taule, quand le vent souffle fort le toit semble s’envoler et l’eau courante fonctionne un jour sur deux, mais nous avons une chambre avec vue sur la mer à 180°!

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Lorsque nous ouvrons les deux fenêtres et la porte, nous sommes entourés par l’océan, c’est presque surréaliste.

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Après quelques jours perchés sur ce rocher et un peu de surf pour Eliot, nous partons pour la ville de León la rebelle. León est une ville coloniale qui fût un foyer important de la révolution contre la dictature pendant la guerre civile des années 1979-1989.

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De son esprit libertaire, León a conservé une vie intellectuelle et culturelle assez riche. Nous vivrons notre plus mémorable visite guidée au Musée d’art moderne : une superbe collection d’oeuvres d’artistes d’Amérique Centrale réparties dans quatre maisons, soit trois heures et demi de visite en espagnol avec trois guides différents rien que pour nous. Je me demande encore comment Eliot a tenu tout ce temps… Il bouillonnait et a failli craquer plusieurs fois mais il a résisté, le voyage l’aide visiblement à être plus patient!

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Nous ferons aussi des activités moins intellectuelles comme la descente du volcan Cerro Negro en luge…

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Notre séjour au Nicaragua se termine ici. Nous prenons maintenant la direction du Guatemala. Mais nous nous arrêterons deux jours en chemin sur une plage du Salvador où il y a des vagues pour le surf bien sûr.

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Notre programme de voyage a en effet un peu évolué. Pour rejoindre l’Asie, nous devons passer par les Etats-Unis. Nous avons décidé d’en profiter pour remonter l’Amérique Centrale jusqu’au Chiapas (sud du Mexique) où nous avons trouvé un vol économique pour rejoindre Los Angeles. Nous prendrons ensuite l’avion le 12 février pour le Cambodge.

Ometepe, l’île aux deux volcans

Après la plage, nous prenons la direction d’un lieu emblématique du Nicaragua : l’île d’Ometepe, deux volcans au milieu du lac Nicaragua, le plus grand lac d’Amérique Centrale.

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Ometepe fût habitée par des indiens originaires du Mexique qui se sont installés sur l’île l’ayant reconnue comme leur terre promise suite à une prophétie. Ces indiens ont laissé de nombreux pétroglyphes, dessins gravés sur des rochers, disséminés sur l’île. Il est fréquent d’en trouver au milieu d’un champs au cours d’une promenade.

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Ometepe est un lieu mystique, rempli de légendes où règne une douceur de vivre qui fait oublier le temps qui passe. Comme de nombreux voyageurs, nous n’échapperons pas à l’île et nous y resterons une semaine sans même nous en rendre compte. Notre petit cocon à l’étage de cette cabane dans la ferme auberge el Zopilote y est sûrement aussi pour quelque chose…

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La ferme el Zopilote, petit havre de paix en pleine nature, pratique la permaculture qui consiste à faire vivre la communauté en harmonie avec les écosystèmes locaux. L’objectif est de produire les ressources nécessaires de manière durable et en interaction avec la nature. C’est également un mode de pensée et d’agir qui vise à prendre soin de la terre et des hommes. Nous avions donc un cours de yoga gratuit tous les matins à 7h que j’ai suivi assidûment, Eliot m’accompagnant plusieurs fois.

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A el Zopilote, nous avons retrouvé Naiomi et Josh, un couple canadien-australien que nous avions rencontrés la semaine précédente à el Clandestino.

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Nous avons passé plusieurs soirées ensemble et notamment le jour de l’an où nous avons dégusté du vin de fleur de jamaïque fabriqué par une communauté locale de femmes. Notre visite dans cette communauté n’avait pas pour seul objectif d’acheter du vin : nous étions à la recherche de Doña Socorro, l’une des fondatrices. En effet, il y a dix ans, notre copain Charles avait vécu trois semaines chez elle et nous voulions lui passer son bonjour, elle était ravie!

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Un autre moment fort de notre séjour à Ometepe fût un spectacle de rodéo assez impressionnant. Les taureaux étaient de belle taille, l’arène remplie de jeunes garçons plus ou moins téméraires et les gradins plein de spectateurs.

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Ce fût sans aucun doute le moment le plus fort en émotions de notre séjour « zen et nature » à Ometepe : Ooommmm…
Nos occupations habituelles étant plutôt des balades dans les forêts et les fermes de l’île au cours desquelles nous avons pu observer de jolies perruches, des singes hurleurs et de nombreuses « pies » locales.

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Noël à la plage

Pour nous remettre de nos deux semaines de travail, nous décidons d’aller passer Noël au bord de l’océan Pacifique. Nous débarquons avec nos sacs sur playa Madera, une superbe plage loin de la ville, à la recherche d’un endroit où dormir.

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Mais qui dit plage perdue dit peu d’hébergements aux alentours,et pour la semaine de Noël tout est quasiment complet… Nous passons donc une première nuit dans un lieu peu accueillant, puis nous partons à la recherche d’un endroit plus chaleureux. C’est ainsi que nous découvrons l’hostel Clandestino, avec ses bungalows cachés dans la forêt à quelques minutes de la plage.

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Il y a trois ans, Carina et Stephen, un jeune couple allemand, sont tombés amoureux de playa Madera et y ont construit cette auberge. Depuis, le petit Paul est né, leur ami Max a planté sa tente dans le jardin pour les aider à terminer les travaux et leur chienne Luna veille sur la famille et sur les hôtes.

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Nous avons vite adopté le rythme de vie du Clandestino : surf, balades sur la plage, lecture dans les hamacs, repas dans la cuisine collective et soirées sur la terrasse.

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Et dans une ambiance aussi sympa, nous avons forcément fait de belles rencontres.

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C’est avec Sophie et Dan que nous avons partagé une pizza et une bière de Noël. Ils nous ont également invités à partager leur repas le lendemain quand nous étions à cours de provisions. Ce serait un plaisir de pouvoir les revoir à Nantes, Genève, ou bien la semaine prochaine à playa Gigante.

Nous rassurons donc tout de suite ceux qui auraient pu s’inquiéter (vous ne vous êtes pas trop inquiétés pour nous j’espère?), nous avons passé un très bon Noël à la plage, sous le soleil avec une eau à 28°C et des amis!

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Bonne année à vous, tous nos voeux de bonheur et n’oubliez pas de donner de l’amour autour de vous! NB : c’est ma prof de yoga qui nous l’a rappelé ce matin, à juste titre.

Un peu de travail tout de même

Après déjà trois mois de voyage, nous avons décidé de poser nos sacs deux semaines à La Mariposa, une école d’espagnol dans un village au coeur de la chaîne des volcans du Nicaragua. Au programme : trois heures de volontariat le matin, Eliot dans une ferme et moi dans une école, quatre heures de cours particuliers d’espagnol l’après-midi, puis soirée toujours en espagnol dans notre famille d’accueil nicaraguayenne. Ces deux semaines d’immersion en espagnol vont nous être bien utiles pour la suite du voyage. Au moins maintenant Eliot saura dire correctement « Je parle mal espagnol » plutôt que « Tu parles mal espagnol » aux nicaraguayens qui l’abordent!

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Les salles de cours de l’école sont extérieures, elles sont réparties dans le jardin. Chaque après-midi, nous suivons deux heures de cours de grammaire et deux heures de conversation avec deux professeurs différents. Ma salle de cours préférée est la terrasse au premier étage d’une cabane au milieu des arbres, à la hauteur des oiseaux. J’y étais quasiment tous les après-midi pour mon cours de grammaire.

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Les derniers jours, Eliot passait pas mal de temps à chercher des oeufs de poules dans le jardin avec son professeur de conversation au lieu de travailler… Ce jardin est superbe avec tous ces arbres et il n’est pas rare d’y croiser un Guardabarranco, l’oiseau emblème du Nicaragua.

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Ou des colibris de différentes couleurs qui viennent se nourrir du nectar des fleurs.

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Le matin, Eliot s’occupe du potager dont nous mangeons les légumes au déjeuner à l’école. Sa principale activité est d’arroser, mais il a aussi planté des légumes et aidé à creuser une latrine (un trou qui sert de toilettes).

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Pour ma part, je fais du soutien scolaire à la bibliothèque d’une école. C’est assez calme car en décembre et janvier ce sont les grandes vacances (nous sommes en été ici!). Il y a en moyenne cinq ou six élèves de six à douze ans qui viennent chaque matin. Je m’en sors plutôt bien avec quelques astuces, je leur fais par exemple des dictées de mots à l’aide d’un dictionnaire où je ne choisis que les mots que je sais prononcer correctement. Le seul soucis ce sont les divisions : sur le moment, impossible de me souvenir de la technique. Je leur ai donc dit qu’en France nous les faisons d’une autre façon et que je ne peux donc pas les aider, ce qui est bien sûr complètement faux…

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Bref, deux semaines bien remplies et très enrichissantes avec les autres étudiants quasiment tous anglophones, soit pour nous une double pratique de langues! Ce qui fût moins enrichissant c’est le régime végétarien forcé, nous n’avons mangé de la viande que deux fois en deux semaines, un peu difficile pour Eliot… Et nous avions droit au gallo pinto (la base alimentaire en Amérique centrale : riz et haricots rouge) à chaque repas, même au petit déjeuner :

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Le week-end nous avons pu profiter des activités organisées par l’école, comme l’ascension du volcan Mombacho, avec en récompense une superbe vue.

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Mais également une balade aux alentours de l’école avec la visite d’une ferme qui produit notamment de délicieux ananas.

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Et un beau point de vue sur les volcans alentours, dont celui de Masaya qui dégage une fumée blanche permanente.

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Maintenant l’école est finie et nous allons passer Noël à la plage.

Joyeux Noël à tous!

Granada

Après trois semaines d’aventures au Costa Rica, nous prenons un bus direction la belle ville de Granada, au Nicaragua.

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Granada fût fondée en 1524 par les espagnols, c’est l’une des plus vieilles villes coloniales du nouveau monde. Ses richesses attiraient la convoitise des pirates qui la mirent à sac trois fois entre 1665 et 1670. Granada fût également incendiée dans les années 1850 et une fois encore reconstruite.

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Héritage des colons, la religion catholique est très importante au Nicaragua, comme en atteste les nombreuses et imposantes églises de Granada.

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Les fêtes catholiques rythment la vie des habitants. Nous avons d’ailleurs vécu l’une d’entre elles, la Purísima, une semaine de célébration de la Vierge qui anime les rues chaque soir. Tout le monde est dehors, il y a des animations, des feux d’artifices, les enfants font exploser beaucoup de pétards et la semaine se clôture par une procession. Nous avons bien profité de la fête, comme par exemple lors de cette soirée avec Valentina et Sergio, une italienne et un espagnol rencontrés dans notre auberge.

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C’est aussi l’occasion de recroiser des personnes que l’on connait, comme cet habitant de Granada qui nous avait donné des indications dans un bus deux jours plus tôt. Les Nicaraguayens engagent facilement la conversation, ils aiment parler de leur pays et ils sont toujours prêts à donner des indications.

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En journée aussi la ville est très animée avec son marché et ses rues commerçantes.

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Des calèches sont utilisées comme taxis de ville, celle-ci est sponsorisée par un opérateur de téléphonie (anachronisme?).

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Le moment le plus calme est le début d’après-midi, quand la chaleur est vraiment forte et que chacun se repose dans son hamac de fabrication locale. Eliot, lui, a trouvé le plus grand hamac de la ville pour sa sieste!

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Et Noël se prépare ici aussi…

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Une petite pensée pour Max et Val qui devaient nous rejoindre mais qui ont dû changer de plan, heureusement à cause d’une bonne nouvelle!