Escale à New York

Pour rejoindre le Costa Rica depuis l’Afrique du Sud, la meilleure solution pour nous était de passer par New York. Nous en avons donc profité pour y faire trois jours et demi d’escale. Débarqués en tong par 8°C, nous réalisons que l’automne est bien là. Nous avons dû empiler par couches nos vêtements les plus chauds, soit quasiment tous nos vêtements. Mais ce ne sera que nos seuls jours d’automne en un an!

Nous avons été hébergés par Jenny,  une cousine d’Eliot, et Tom son mari qui ont été plein d’attentions pour nous. Merci encore pour ce super accueil et les bons moments passés ensemble!

image

Malgré le peu de temps passé sur place, nous avons pu voir la diversité de cette ville où l’on passe des grattes-ciels de Manhattan à la verdure de Central Park, puis aux petits immeubles rétro de Brooklyn, et tout cela en quelques rues.

image

image

image

Nous avons aussi eu la chance de croiser Sarah, une copine de Nantes en vacances à New York juste à ce moment là.

image

Sarah était hébergée chez Katia, une autre copine de Nantes qui a déménagé à New York en août. Nous étions donc nombreux au final le dernier soir!

image

Nous avons profité de New York by night et du premier festival des lumières sous le pont de Brooklyn.

image

image

Nous nous sommes également baladés sur la high line, une promenade verte aménagée sur une voie ferrée aérienne désaffectée qui permet de traverser plusieurs quartiers de New York.

image

Et nous avons bien sûr dégusté la gastronomie locale de réputation mondiale. Car à New York, quasiment chaque boutique a sa spécialité qu’elle affiche en toute modestie comme étant la meilleure de la ville, voire du monde!

image

image

Merci Tom et Jenny de nous avoir offert le meilleur cheesecake du monde (cf. en haut à droite de la boite), que nous avons bien apprécié dans l’avion vers le Costa Rica!

Le Parc Kruger en Afrique du Sud

Après trois heures et demi de vol depuis Madagascar, nous voici en Afrique du Sud pour une semaine. Une semaine c’est court, nous prenons donc notre voiture de location et partons directement pour le Parc Kruger. Le Parc Kruger c’est un peu un rêve d’enfants pour nous deux : un décor de savane peuplé d’animaux incroyables, Daktari et le Roi Lion pour de vrai. Et bien nous ne serons pas déçus… Nous allons vivre quatre jours d’émerveillements, d’émotions, de « WAHOU » tous les quart-d’heure !

A peine entrés dans le Parc, nous rencontrons un éléphant qui mange les feuilles d’un arbre à cinq mètres de la route. Des éléphants, nous en verrons des dizaines, du grand mâle solitaire à la horde avec ses éléphanteaux.

image

C’est d’ailleurs face à un mâle comme celui-ci que nous avons eu une petite frayeur : nous nous sommes trouvés en travers de son chemin et les éléphants n’aiment vraiment pas ça… Il a commencé à remuer les oreilles (signe d’énervement) et s’est avancé jusque devant notre voiture (très très impressionnant), j’ai dit à Eliot « recule » (j’avais lu juste la veille que c’est ce qu’il fallait faire dans cette situation), Eliot a reculé, l’éléphant s’est calmé et il a poursuivi son chemin, ouf ! Heureusement que nous nous étions renseignés sur l’attitude à adopter face aux mastodontes. En effet, le Parc se visite en voiture et il est interdit de sortir de son véhicule, ainsi les visiteurs sont protégés des animaux. Le principal risque reste alors qu’un éléphant retourne votre voiture, comme nous avons pu le voir en photos…

L’éléphant d’Afrique est le plus gros mammifère terrestre au monde, mais d’autres animaux du Parc le suivent de près comme le buffle, l’hippopotame ou le rhinocéros.

image

image

image

Nous aurons aussi la chance de rencontrer de magnifiques félins comme des lions, deux léopards qui dormaient dans des arbres au loin et deux guépards que nous pourrons observer à quelques mètres seulement, un moment magique!

image

image

image

Difficile de citer tous les animaux que nous avons vu tellement il y en a eu, entre girafes, zèbres, crocodiles, babouins, toutes sortes d’oiseaux… Mais en voici une palette :

Nous avons passé quatre jours en totale immersion car nous logions dans des camps à l’intérieur du Parc. Là aussi quelques émotions, notamment un soir où nous avons dormi dans une « safari tent » (une sorte de tente améliorée) à quelques mètres de la clôture électrique derrière laquelle des hyènes rodaient. En approchant de la clôture avec notre lampe de poche, nous n’étions qu’à deux mètres de l’une d’elle. D’ailleurs, ce soir là Eliot a rêvé que pleins d’animaux envahissaient notre tente…

Après notre épopée au Parc Kruger et avant de partir pour notre prochaine escale à New York, nous avons fait un stop de deux jours chez nos amis Joël et Ludivine qui vivent à Johannesburg. Deux jours très sympa et non moins animés avec leurs trois enfants très attachants, Camille, Charlotte et Arthur, qui n’ont pas leurs langues dans leurs poches, surtout les filles 😉
Joël nous a fait un super braai (barbecue, c’est une institution en Afrique du Sud) à notre arrivée, nous avons passés de super moments et nous avons bien ri. Merci les copains pour votre accueil!

Morondava et l’allée des baobabs

Après notre expédition au Parc des Tsingy, nous voilà de retour à Morondava où nous passons quelques jours avant de retourner vers Tana, la capitale. Nous nous installons dans un petit bungalow très agréable en bord de plage. Les bungalows sont souvent les logements les moins chers sur la côte (entre 25000 et 40000 ariary la nuit, soit en moyenne 10€), ça tombe bien, nous trouvons que c’est bien plus sympa qu’une chambre d’hôtel !

image

Et comme souvent dans les hôtels à Madagascar, notre gardienne la tortue veille sur nous.

image

Avant de quitter l’ouest malgache, il nous reste un incontournable à voir : le coucher du soleil sur la célèbre allée des baobabs. Le site n’est qu’à 20 kilomètres de Morondava, nous louons donc une moto tout terrain pour l’après-midi et c’est parti !

image

Nous ne sommes pas seuls sur la piste…

image

Neuf espèces de baobabs sont recensées dans le monde et six d’entre-elles sont endémiques de Madagascar. Pour les malgaches les baobabs sont sacrés, ils les appellent reniala (reines de la forêt), c’est une des raisons qui aide à leur protection. Une autre raison est que le baobab n’est pas un arbre, il est constitué uniquement de fibres et donc entièrement vivant : cela le rend inexploitable pour les besoins humains. Enfin, le baobab est capable de résister au feu ce qui lui permet de survivre lorsque son habitat naturel, la forêt, a été détruit comme sur l’allée des baobabs.

image

Privés de la forêt, leur écrin naturel, les baobabs de cette allée ne se renouvellent pas. Ce bel endroit est donc voué à disparaitre. Mais il reste un peu de temps pour venir l’admirer : les baobabs peuvent vivre mille ans et ceux de l’allée n’ont que 200 à 400 ans !

image

 

Le baobab amoureux (un baobab qui s’est séparé en deux)

La déforestation avance énormément chaque année à Madagascar principalement à cause de la culture sur brûlis (qui consiste à brûler la forêt pour cultiver). C’est une triste réalité qu’il est difficile de freiner dans un pays où la population a pour priorité d’arriver à se nourrir chaque jour. Une des meilleures promotion pour la préservation des forêts malgaches, de leur faune et de leur flore endémiques est le tourisme. Le tourisme est une source de revenu encore faible pour le gouvernement et la population locale : plus il y aura de touristes, plus la forêt deviendra précieuse à leurs yeux. Alors n’hésitez pas à venir visiter ce magnifique pays qu’est Madagascar !

image

Le Parc des Tsingy de Bemaraha

Après un long voyage, nous voici arrivés à Morondava, de l’autre côté de la grande île. Nous passons deux jours à préparer notre expédition aux Tsingy de Bemaraha car c’est un site difficile d’accès. Renseignements pris, il s’avère qu’il faut obligatoirement un 4×4 pour atteindre le parc. Nous négocions avec plusieurs chauffeurs, mais le tarif reste bien trop au-dessus de notre budget… Nous partons donc toute la matinée à la recherche d’autres touristes avec qui partager les frais. Notre recherche sera fructueuse : nous rencontrons Éric et Linh-Chi en début d’après-midi, ils ont déjà un 4×4 avec chauffeur et partent le lendemain aux Tsingy. Nous embarquons donc pour 4 jours avec nos nouveaux amis québécois, nous passerons de supers moments ensemble !

Après une journée de trajet chaotique en 4×4 sur les pistes et une nuit de repos, nous voici arrivés au Parc. Nous enfilons nos baudriers et c’est parti pour une journée de balade et de via ferrata dans les Tsingy : ma-gni-fique !

image

Toute la journée nous évoluons à travers un paysage grandiose de pics calcaires acérés pouvant atteindre cent mètres de haut.

image

Notre parcours nous emmène tour à tour sur le toit des Tsingy, où nous devons parfois escalader ou emprunter des passerelles au-dessus d’un vide vertigineux, puis au sol entre les Tsingy, où nous nous enfonçons dans des grottes dont certains passages nous obligent à marcher à quatre pattes ou à nous contortionner. Nous traversons également la forêt du Parc qui abrite une faune très diversifiée dont certaines espèces rares ou menacées.

Nous avons passé presque deux jours de balade dans ces cathédrales de pierre extraordinaires, des instants inoubliables qui méritaient bien tout le périple nécessaire pour y accéder !